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14.09.2020 — Un ballo in maschera (Un bal masqué)

Dans ces deux documents, un texte que j’ai écrit avant les répétitions et une interview réalisée juste avant la première, j’aborde en particulier le processus de la création artistique. Le premier texte est une déclaration d’intention à partir de l’étude et de l’analyse personnelle de l’opéra, un travail tout à fait essentiel afin de disposer d’un point de départ pour pouvoir commencer à travailler le premier jour des répétitions.

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« Le héro, le destin et la rédemption »

Un ballo in maschera est l’un des opéras de Verdi où la trame tient le public en haleine, car tous les éléments de la tragédie classique y sont présents. Le héro meurt pour démontrer la valeur de l’honneur. Verdi nous apparaît plus nécessaire que jamais et nous invite à un voyage à travers la passion, la haine, l’amour, la vengeance et le destin.

Le projet conçu pour Un ballo in maschera, au Théâtre de l’Opéra de Varna, offre une vision qui réunit tous les éléments de l’opéra classique, dans le but de raconter l’histoire d’un destin fatal. La manière très dépouillée dont nous présentons la trame nous est apparue nécessaire afin de faire arriver le message au spectateur de manière claire et nette. La dramaturgie transmettra de manière intégrale la voix de Verdi, sans artifice ni distorsion, faisant corps avec une direction musicale qui poursuit le même objectif : récupérer la tradition et les valeurs verdiennes.

Sur scène, un grand triangle se précipite sur les personnages ; symbole des pouvoirs telluriques, voilà une position depuis laquelle Ulrica augure un final tragique. Au milieu, la porte depuis laquelle le destin nous observe devient un axe terrible et implacable qui extermine la passion et l’amour.

Riccardo, Amelia et Renato forment un autre triangle dont la dissolution est annoncée par la vision d’Ulrica. Bien que les protagonistes et le public essayent de nier le mauvais augure, à la fin l’histoire s’abattra sur nous comme une lourde chape.

Au sein de ce montage, le chœur devient le messager du public et anticipe la tragédie finale que Riccardo et Amelia sont incapables de voir ; à travers ses mouvements sur la scène – un espace qui sera parfois plus proche du public que des protagonistes – il nous ouvrira une porte pour mieux entendre le message.

C’est tout le contraire qui arrive à la pauvre Ulrica qui, tout comme Cassandra, l’incomprise, essayera sans succès de révéler son destin à Riccardo et Amelia.

Un ballo in maschera est une histoire sur la cohérence et sur la manière de pousser les émotions jusque dans leurs derniers retranchements. Point de reproche envers les différents personnages : le fait qu’ils sont fidèles à leurs valeurs conduira l’histoire vers l’inévitable.

Malgré tout, au dernier moment, l’énergie du héro scellera toute tentative de vengeance. Riccardo oriente le final de cette histoire vers le même point auquel on arrive dans l’Orestie d’Eschyle : le jugement et la bonté triomphent sur l’irrationalité et la soif de vengeance. Dans cette proposition de montage, nous concluons l’histoire en refermant le cercle, et Ulrica émerge vers nous, vers les personnages et vers le chœur, avec un avertissement révélateur : « Il ne faut jamais tenter le destin. La voix de la terre-mère doit être écoutée et respectée ».

L’effort et le dévouement de Riccardo symbolisent l’énergie avec laquelle les professionnels de l’opéra luttent aujourd’hui avec toutes leurs forces pour maintenir à l’abri le monde des arts, si nécessaires à nos jours, et à la fois si méprisé par une partie de la société. De même que la passion et le dévouement de toute l’équipe du Théâtre de l’Opéra de Varna, il s’agit d’un trésor qu’il faut protéger. En ces temps de crise, Riccardo est sans nul doute la voix que nous devrions le plus écouter pour ne pas nous perdre dans l’obscurité de la barbarie.

Ignasi Cristià

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Les résultats vraiment satisfaisants commencent à surgir sur scène, avec le chef d’orchestre et les chanteurs. Ceci implique de modifier parfois des choix théâtraux qui, dans un premier moment, semblaient pertinents; il faut être prêts à rompre en permanence, afin de pouvoir construire sur les ruines. C’est ainsi que l’on arrive à obtenir une mise en scène originale et vitale. Comme disait Virginia Woolf : « La beauté doit être brisée chaque jour pour rester belle ».

1. Tu es un artiste très versatile et tu possèdes un parcours impressionnant. Ce qui semble néanmoins passer avant tout pour toi, c’est le travail sur l’espace. Tu as collaboré avec des musées et des opéras de prestige en Europe, tu as transformé des salles d’exposition… Où se situe Varna, au sein de cette diversité créatrice ? Que recherches-tu avec la mise en scène d’Un ballo in maschera ?

Travailler à Varna est un grand défi pour moi car c’est une ville qui possède une grande tradition d’opéra. Avec le projet d’Un ballo in maschera, je veux démontrer que l’opéra nous unit, bien que je sois moi-même de Barcelone. Je crois que les deux villes, les deux pays, partagent des valeurs similaires, ce que l’opéra met en évidence. Je crois qu’il peut être très enrichissant d’arriver à Varna avec un regard différent sur l’opéra, et voir la réaction du public. Je suis sûr, quand je rentrerai à Barcelone, que j’aurais beaucoup appris. C’est positif pour tout le monde.

Quand j’aborde le montage d’un opéra, mon processus créatif consiste à l’écouter d’abord de nombreuses fois. Il arrive un moment où je visualise la mise en scène, les situations dramatiques entre les personnages. C’est comme s’il était retransmis à la télévision dans mon propre cerveau. À partir de ce moment je dois arrêter la musique afin de pouvoir dessiner ce que je vois, la scénographie, les détails… Je le fais ainsi pour ne rien oublier. Je dois rembobiner plusieurs fois afin de pouvoir décrire ce que les chanteurs exécutent dans ma tête. Et très souvent je dois consulter le document d’origine, la partition, pour vérifier que tout concorde.

Le vrai travail de direction théâtrale commence quand tu te retrouves avec le chef d’orchestre et les chanteurs. C’est une fois sur scène que ma vision de l’opéra doit concorder avec l’équipe qui va l’interpréter. Le grand défi pour nous tous, Bulgares et les Espagnols, c’est que nous soyons capables de nous comprendre.

2. S’agit-il de ton premier projet dans un théâtre d’opéra bulgare ? Étais-tu allé en Bulgarie auparavant ?

C’est la première fois que je travaille en Bulgarie. Ce qui ressemble le plus à cette expérience, c’est mon travail à l’opéra de Vratislavie, en Pologne, en 1991, pour le ballet La fille mal gardée. J’ai l’impression de revivre ici ce moment si éloigné dans le temps.

Le principal souvenir que j’en avais retenu, c’était la sensation de faire partie d’une grande compagnie qui travaille pour un projet commun. Un sentiment d’appartenance très intense, que je perçois aussi ici. Cette manière de collaborer, de travailler en équipe, permet une bonne cohésion des travailleurs du théâtre.

3. Quel est ton concept scénique et visuel pour cette mise en scène ?

Un ballo in maschera est un grand opéra. Les personnages ont de grandes responsabilités et chacun possède une mission. Cette œuvre est tellement bien construite qu’elle présente une structure kaléidoscopique, c’est-à-dire que tu peux présenter le montage depuis plusieurs angles. On pourrait faire un montage en nous focalisant sur le point de vue d’Amelia, sur celui de Riccardo, celui d’Ulrica… Chacun d’eux offrirait une version différente, tout en interprétant la même partition. C’est là que réside la grandeur d’une œuvre bien écrite. Verdi permet au metteur en scène de lire son œuvre depuis plusieurs points de vue.

Dans cette version du Ballo j’ai choisi le personnage qui fait montre du comportement le plus humain : Renato. Et à partir du travail réalisé avec Venseslav Anastasov nous avons construit un personnage très crédible, plein dincohérences et de contradictions, le moins monolithique, et qui change le plus pendant lopéra. La complexité de Renato nous a permis de concevoir un montage très intéressant. Il était très important que le chanteur qui interprète Renato comprenne ce concept et, en plus dêtre un grand chanteur, quil soit aussi un grand acteur. Jai eu beaucoup de chance avec Venseslav, parce qu’il a compris à la perfection la proposition pour son personnage et a apporté des éléments que je ne voyais pas moi-même. C’est ainsi que l’on travaille au théâtre, et que l’on construit tout, à partir d’une base. Jusqu’à ce que l’on ait terminé, rien n’est inamovible: l’opéra et la pièce de théâtre continuent à grandir jusqu’au jour de la première. Nous avons parcouru un long chemin depuis le début des répétitions, et la dramaturgie s’est enrichie autour de l’axe que constitue Renato.

L’espace scénique sera dominé par une grande construction qui symbolise la force du destin et l’horreur de la tragédie. Grâce à Ulrica, nous savons tous ce qui va se passer, mais dans cette production nous nous réservons un élément surprise pour la fin, qui fera à coup sûr beaucoup réfléchir le public. Et ça, c’est lié à ce qui arrive, comme je faisais remarquer avant, quand une œuvre est bien écrite. Nous présenterons Renato comme le plus humain des protagonistes et, en le poussant jusqu’au bout de ses actions, nous nous comprendrons mieux nous-mêmes : nos peurs, notre sens de l’honneur quand nous-nous sentons trahis, etc. Qui ne s’est donc pas senti un jour trahi ? Et qui n’a jamais eu la tentation de commettre des folies, en se sentant blessé ? Nous comprendrons parfaitement Renato, même si nous ne partageons pas ses actions. Notre mise en scène met en relief cette partie plus humaine du grand opéra de Verdi.

4. Tu as travaillé avec le chef d’orchestre Krastin Nastev depuis Barcelone. Qu’est ce qui a été le plus important, selon toi, dans cette collaboration professionnelle ?

Nous avons mis en pratique une méthodologie de travail très intéressante. Krastin, à partir de la partition, tient beaucoup à récupérer ce que Verdi a raisonné en terme musical. Moi, en tant que metteur en scène, je dois extraire tout ce qui est possible du livret de Somma. Nous avons créé un tandem entre la musique et le drame. Lui s’est mis dans la peau du compositeur, et moi dans celle du librettiste. Au cours des répétitions, nous avons travaillé ensemble et ce que je recherchais dans les personnages, sous un angle théâtral, Krastin a su le trouver en terme de musique avec les chanteurs. Certaines remarques qu’il faisait sur la manière d’interpréter la partition coïncidaient pleinement avec les attitudes théâtrales dont j’avais besoin en ce qui concerne les personnages. Nous tirerons le plus grand profit de l’opéra en travaillant en parallèle, car l’action et la musique vont de pair, et c’est ainsi que nous le verrons sur scène.

5. Quel a été le rôle du concepteur des costumes, Iago Blaso, dans la stratégie visuelle de la représentation théâtrale?

Iago Blasi s’est joint tout de suite au montage, et a compris dès le premier instant le projet scénographique. Son regard est très intéressant et les personnages vont être montrés tout comme nous imaginons toujours les protagonistes d’un opéra de Verdi, mais en revanche le chœur apparaîtra habillé d’une manière très « casual », très informelle. Iago a créé une connexion très intense entre le chœur et le public, brisant ainsi la barrière que peut parfois créer un opéra du fait de son artificialité. L’aspect esthétique du chœur nous aidera à mieux comprendre l’histoire.

6. Tu es toi-même chanteur.  As-tu été tenté de te présenter comme ténor à Varna ?

J’ai étudié au conservatoire du Liceu de Barcelone. J’ai également chanté deux fois dans le chœur du Grand théâtre du Liceu, dans deux productions, Lohengrin et La Damnation de Faust, avec deux chefs d’orchestre avec qui j’ai beaucoup appris, Götz Friedrich et Paolo Carignani. Je me suis même présenté au concours Montserrat Caballé, mais c’est là que je me suis rendu compte que mon destin n’était pas celui d’être chanteur. Mon expérience comme ténor m’a servi pour comprendre le travail des chanteurs et leur importance dans la représentation et l’interprétation des opéras. Étudier le chant m’a permis de me mettre dans leur peau. Diriger un opéra tout en possédant cette expérience musicale te rend plus proche et à l’écoute des chanteurs.

7. Quels obstacles t’a-t-il fallu surmonter à Varna afin de pouvoir appliquer tes idées ? Quelle différence y a-t-il entre la situation artistique d’ici et celle de l’Espagne et, en particulier, de la Catalogne ?

Autant Varna que Barcelone possèdent une tradition d’opéra centenaire, mais il y a ici quelque chose que je ne retrouve pas dans ma ville : une grande tradition de chanteurs. La Bulgarie a donné de nombreuses grandes voix au monde, et j’ai vu qu’à Varna les chanteurs font partie du tissu social. À Barcelone, rien de tout cela. Comme j’ai fait remarquer, je crois que des points de vue différents sont toujours enrichissants, et l’opéra est une discipline habituée à l’échange. Les chanteurs, les chefs d’orchestre et les metteurs en scène sont habitués à être de nationalités différentes, et chacun apporte son propre point de vue, ce qui est très positif et constructif, et cela nous unit bien plus que cela nous sépare.

8. Quels sont les projets qui t’attendent après Varna ?

Plusieurs projets m’attendent, mais le plus intéressant est la récupération d’une œuvre musicale sur Médée, d’Euripide, une pièce qui n’a pas été interprétée depuis la guerre civile espagnole. Il s’agit d’une œuvre du grand compositeur catalan Joan Manén, avec un livret d’Ambrosi Carrion, dramaturge très prestigieux à l’époque et qui dut s’exiler après la guerre. Mon grand-oncle avait composé plusieurs pièces musicales de théâtre pour Carrion. Pour moi, ce montage possèdera une grande valeur sentimentale, car il me permettra de travailler sur l’œuvre d’un dramaturge proche de ma famille. Il n’existe aucun enregistrement et, par conséquent, nous n’avons aucune référence quant au style de l’interprétation de l’époque. Le texte est en espagnol et l’œuvre est conçue pour un orchestre à cordes, un piano, un orgue et une actrice. Je serai responsable de la mise en scène et de la direction de l’actrice, Susanna Garachana.



10.09.2020 — Giuseppe Verdi: Un ballo in maschera

Un ballo in maschera, de Giuseppe Verdi, au Théâtre de l’Opéra de Varna (Bulgarie). Ignasi Cristià s’est chargé de la dramaturgie et de la mise en scène, Iago Blasi de la conception esthétique des mappings et des costumes, et Jose Castelló du design de l’illumination.

La dramaturgie a été d’abord préparée en étroite collaboration avec le chef d’orchestre, Krastin Nastev, afin d’obtenir un résultat scénique cohérent. Ignasi Cristià a conçu une scénographie basée sur des formes simples afin de symboliser le conflit décrit par le livret et pour mettre en mouvement l’intrigue. De son côté, le design des costumes par Iago Blasi s’inspire d’influences métisses et situe l’action à une période historique indéterminée, pour s’attacher à définir la psychologie de chaque personnage, et accompagner leur caractéristique émotionnelle au cours du déroulement de l’action.

Après plusieurs semaines de répétition et un travail exhaustif sur la scène, cette nouvelle version de Un ballo in maschera verra le jour le 10 septembre, date de la première.

22.07.2020 — Cela fait aujourd'hui 24 ans que la première de "Romy and July, barbacoa passional" a eu lieu.

Ma première scénographie grand format. Festival de théâtre Grec à Barcelone en 1996. Prix national de la danse pour la meilleure production scénique. 

Ramón Oller a été le chorégraphe et le directeur artistique de cette version du ballet Roméo et Juliette sur une partition de Sergei Prokofiev. Oller a cherché à réinterpréter cette œuvre classique dans une veine contemporaine en la plaçant dans un campement de gitans. 

Pour donner vie à cette imagerie inhabituelle, j'ai conçu une composition qui intègre les trois éléments principaux de la pièce adaptée : une vieille caravane qui servait de maison à Roméo et une camionnette Volkswagen qui était la demeure de Juliette. Ces véhicules avaient été achetés dans un parc à ferraille et étaient placés de part et d'autre de la scène. Entre eux se trouvait le château de Mercutio, l'intermédiaire entre les deux amants. Cette construction a été traduite scénographiquement en abstraction et en monumentalité : un grand panneau publicitaire construit avec des échafaudages et des tôles d'acier qui, en réalité, ne fait aucune publicité et est tordu pour détourner le regard du public. 

Entre ces trois pièces se trouve l'espace vide où les personnages interagissent. Le résultat est une composition qui rappelle une fausse nature morte, avec une touche de magie mais aussi de déclin, ne représentant rien d'autre que la décadence morale des personnages de la tragédie. Le décor a été complété par des pneus, des débris et des poubelles avec lesquels les danseurs ont interagi lors des confrontations des personnages. Une couche de peinture de couleur rouille a été appliquée, ce qui a contrecarré le naturalisme de la scène en stylisant et en abstractionnant l'ensemble. Le résultat est un monde romantique, mais aussi étrange et inquiétant, l'ombre d'une splendeur qui n'existe plus.

©Photografphie: Ros Ribas

©Dessins: Ignasi Cristià

24.03.2020 — Version française de notre site web

La version française de notre site web est prête ! Nous vous invitons à y jeter un coup d’œil et à le partager avec les personnes qui pourraient y être intéressées. 

Cristià-Blasi continue à travailler pour rapprocher la culture et les personnes, surtout en ces temps inhabituels, car la culture est synonyme de vie, de beauté et d’humanité. 

© Photographies : Ignasi Cristià

29.02.2020 — Exposition : Commémoration du 100e anniversaire de la mort de Josep Martí i Cristià

Daniel Blanch ne pouvait imaginer qu’il allait redécouvrir la musique du compositeur catalan Josep Martí i Cristià (1884-1918), au moment où les partitions manuscrites de ce musicien – également artiste, poète, éducateur et enseignant – lui étaient remises. Elles lui étaient parvenues en l’occurrence des mains du fils d’Eduard Martí, neveu de Josep Martí i Cristià.

Ce n’est que plus tard, quand Daniel commença à interpréter ces pièces, qu’il se rendit compte qu’elles étaient très intéressantes et de grande qualité. C’est ainsi qu’il décida de faire appel à Claudi Cuchillo – actuel président de l’association des amis de Josep Martí Cristià – et à Eduard Martí, à l’époque où ceux-ci étaient en train de fonder cette même association. Dès la création de celle-ci, ils enregistrèrent et publièrent un premier CD intitulé Música per a piano [Musique pour piano] et, plus tard, un second intitulé Somni d’un poeta [Le rêve du poète] qui a également été publié pour commémorer le 100ème  anniversaire de la mort du compositeur.

Cette célébration a été une excellente occasion pour mieux connaître la vie et l’œuvre d’un poète et un musicien qui avait été assez oublié à l’époque, malgré son influence remarquable sur la musique catalane, en particulier quant à ce qui allait devenir la Catalogne du Noucentisme.

L’exposition, inaugurée le 21 septembre 2018 à Can Cortès, à Palau-solità i Plegamans, a été conçue par Cristià-Blasi. Six panneaux de différentes couleurs avec des textes, des photographies et d’autres images, retracent la vie et l’œuvre de ce personnage considéré comme l’exemple par excellence du musicien romantique. La nature et l’amour étaient deux de ses inspirations, et la nostalgie, la force motrice qui le conduisit à créer des mélodies captivantes et d’une grande facilité d’écoute.

D’autres événements ont été organisés en parallèle à l’exposition, notamment une conférence sur la vie du musicien, un concert, et un récital de ses poèmes.

Une présentation du dernier CD publié a eu lieu par la suite à la Bibliothèque de Catalogne, où sont conservées les archives du compositeur. Le CD contient des œuvres pour piano et de la musique de chambre, dont les partitions sont conservées dans ces archives.

12.02.2020 — Nous inaugurons une exposition !

Le Caixaforum de Séville est le nouveau siège de « L'esprit de Montmartre à l'époque de Toulouse-Lautrec ». L'exposition a ouvert ses portes aujourd'hui et restera en place jusqu'au 31 mai 2020. Au studio Cristià-Blasi, nous sommes très heureux du résultat obtenu, et saluons le professionnalisme de toute l'équipe de montage qui l’a rendue possible.

07.02.2020 — « L’esprit de Montmartre au temps de Toulouse-Lautrec », au CaixaForum de Séville. 

« L’esprit de Montmartre au temps de Toulouse-Lautrec » est arrivé à Séville ! Tout au long de cette semaine, Cristià-Blasi a dirigé la mise en place de l’exposition avec le commissaire, Dennis Cate. Un vrai plaisir que de travailler avec lui, avec qui nous avons décidé du meilleur endroit où placer chaque « œuvre d’art », une fois le rapport de préservation établi.

Le commissaire a inclus à cette occasion un plus grand nombre d’œuvres de la collection Weisman & Michele, de sorte que le répertoire sera légèrement différent par rapport aux expositions organisées auparavant à Barcelone et à Madrid.

En ce qui concerne la conception, la forme carrée du lieu et le fait que les colonnes ne sont pas apparentes ont permis de concevoir des salles d’exposition limpides, avec des espaces « intérieurs » et « extérieurs » très définis, évoquant l’ambiance de Montmartre.

Le fait d’avoir été obligé de reconcevoir l’exposition pour ce nouvel espace a été très enrichissant.

L’exposition, organisée par "la Caixa", pourra être vue au CaixaForum de Séville du 13 février au 31 mai 2020.

24.01.2020 — Cloître du Rosaire de la façade de la Nativité

Le seul cloître de la basilique de la Sagrada Familia que Gaudí a pu terminer de son vivant est celui du Rosaire. Il est situé au niveau de la façade de la Nativité. Celle-ci, ainsi que la crypte et l'abside, ont été déclarées patrimoine mondial par l'UNESCO en 2005.

Cristià-Blasi a été chargé de concevoir un dispositif visant à expliquer le contenu du portail, dit également du Rosaire, qui est intégré au cloître. Dans la mesure où il s’agit d’un espace patrimonial, le studio a veillé à ce que l'intervention soit réalisée en harmonie avec le temple et de manière respectueuse par rapport à celui-ci.

Outre la rédaction des contenus et la conception des éléments de signalisation, l'étude a dû réaliser un projet d'ingénierie pour garantir que la structure utilisée ne porte aucunement atteinte au bâtiment. Ainsi, deux grands caissons lumineux de plus de trois mètres de haut ont été disposés le long de l'arc de l'une des chapelles. L'élément qui les soutient est fixé aux jointures des pierres, évitant ainsi de faire des trous dans la pierre.

Afin de faire le lien de manière respectueuse entre cette intervention et le travail réalisé par Gaudí dans le cloître, le studio a utilisé un élément graphique évoquant la texture des roses rouges, dans la partie supérieure des caissons.

16.01.2020 — Exposition sur Francesc Moragas

L'exposition sur Francesc Moragas, fondateur de "la Caixa", peut être vue jusqu'au 31 janvier 2020 dans le hall du siège de cette institution à Santa Cruz de Tenerife. Cristià-Blasi a été chargé de la conception et du contenu de l’exposition, intitulée El hombre detrás del alma [L’homme derrière l’âme], qui commémore le 150ème anniversaire de la naissance de Moragas. L'exposition raconte l'histoire du créateur de la « Caixa de Pensiones para la Vejez y de Ahorros » [Caisse de retraite pour la vieillesse et l'épargne] qui, en 1904, a été à l’origine du premier grand projet de promotion sociale du pays. Dans le but de mieux faire connaître la figure de cet humaniste et de ce pionnier, qui voulait offrir un avenir meilleur aux classes populaires et aux plus nécessiteux, Cristià-Blasi a opté pour un design où les gammes des couleurs lumineuses guident le visiteur en lui montrant non seulement le personnage mais aussi, et surtout, les valeurs qui l'ont inspiré au long de sa vie, et les œuvres qui ont perduré au fil du temps. Le dispositif, composé de caissons lumineux, de vitrines, de graphiques et d'audiovisuels de grand format, est également conçu pour s'adapter aux espaces où il voyagera pendant toute cette année.

18.12.2019 — Campagne de communication de Royal Caribbean

Cristià-Blasi a réalisé la dernière campagne de communication de Royal Caribbean International. À la demande de la société de production Blackbox, le studio a été chargé de la créativité et la réalisation de neuf éléments qui présentent les différents services offerts au cours des croisières de cette fameuse société. Le tournage a été réalisé entièrement aux Caraïbes, au cours d'une intense semaine de travail.

13.12.2019 — Exposition : « L’esprit de Montmartre au temps de Toulouse-Lautrec »

« L’esprit de Montmartre au temps de Toulouse-Lautrec » sera montrée aux CaixaForum de Séville, Palma et Saragosse en 2020. Il s'agit d'une nouvelle version de l'exposition qui a été vue pour l’instant à Barcelone et à Madrid. A cette occasion, et après le succès obtenu par les CaixaForum de ces deux villes, Cristià-Blasi redéfinit sa propre proposition afin de l'adapter aux nouvelles salles.

L'approche, fidèle au design original, met à nouveau en scène et de manière impeccable l'esprit de ce moment historique où l'art descend dans la rue et rompt avec les valeurs aristocratiques du passé. Le cabaret, le cirque, la musique, le théâtre, les arts plastiques et, surtout, la vie nocturne, offrent un refuge aux artistes qui s'installent à Montmartre, faisant de ce quartier de Paris un référent dans l'histoire de l'art.

C'est la Belle Époque, et c’est alors que commence une révolution pleine d’esprit, de vie, de magie et de couleur... Cristià-Blasi a réussit à recréer cette atmosphère unique en jouant avec les contrastes entre l'agitation festive des lieux d’amusement nocturnes et le silence et l'obscurité des rues plongées dans la nuit. Grâce au graphisme et au design, le visiteur pourra apprécier les œuvres magnifiques qui sont exposées, et saisir à tout moment l'esprit du célèbre quartier parisien.

Cette exposition produite par "la Caixa", organisée par Philip Denis Cate, et qui représente une rétrospective sans précédent dans notre pays, présente 350 pièces en provenance de collections du monde entier.

10.12.2019 — Exposition « Opéra. Passion, pouvoir et politique » au CaixaForum de Barcelone

L’exposition « Opéra. Passion, pouvoir et politique » peut être admirée depuis le début de l'automne au CaixaForum de Barcelone, où elle restera jusqu'au 26 janvier 2020. La direction artistique de cette exposition a été confiée à Cristià-Blasi, qui s’est basé sur le projet original du Victoria & Albert Museum de Londres.

À partir d’une approche multidisciplinaire, qui fait que la musique est présente à tout moment, ce sont quatre cents ans d'histoire de cet art qui sont racontés. Le fil conducteur promène le spectateur à travers huit opéras, huit villes européennes et huit événements historiques importants, qui offrent un contexte et une explication à l'évolution de la société contemporaine.

La conception de l'espace et le graphisme captent instantanément les sens du visiteur et, en l'enveloppant littéralement, l’invitent à se promener au travers des différentes mises en scène de cet univers musical. Grâce à un langage visuel coloré, plein de nuances mais à la fois clair et agréable, Cristià-Blasi met en scène une variété de plus de 300 pièces qui illustrent la relation entre l'opéra et le pouvoir, la politique et la société en général.

L'objectif, partagé avec le grand théâtre du Liceu qui a participé à l'adaptation du discours de l'exposition, est de rapprocher l'opéra du grand public.

Selon Elisa Durán, directrice générale adjointe de la Fondation bancaire "la Caixa", il s'agit de l'exposition qui a enregistré au CaixaForum Madrid le plus haut niveau de satisfaction parmi les visiteurs, dans toute l'histoire du centre.

04.12.2019 — Exposition itinérante : « Le spectacle commence. Georges Méliès et le cinéma de 1900 ».

Cette exposition itinérante consacrée au merveilleux cinéma de George Méliès, est actuellement visible à Ségovie jusqu'au 9 décembre 2019.

Organisée par la Fondation bancaire "la Caixa" et conçue par le Studio Cristià-Blasi, l'exposition plonge le spectateur dans l'atmosphère du début du xxe siècle, alors que les premiers films circulaient de ville en ville dans des roulottes de forains. Les visiteurs, généralement des travailleurs qui commençaient tout juste à profiter des loisirs, entraient dans les petits wagons pour assister à des projections basées sur des trucages et des illusions d'optique. C'est ainsi que le cinéma est né en tant que spectacle.

Au niveau de la conception, le défi a consisté à devoir adapter une structure qui, étant amenée à voyager dans de nombreuses villes espagnoles, fonctionne à la fois comme moyen de transport et comme espace d'exposition. Le design de l'espace intérieur d'environ 200 mètres carrés, compartimenté et habillé de velours, de tulles et de rideaux, plonge le spectateur dans le monde magique de George Méliès. Il s'agit véritablement d'un voyage dans le temps, qui raconte l'histoire d'un des pionniers du cinéma et se termine par un grand hommage à son œuvre.

27.11.2019 — La collection Weisman & Michel, Fin de siècle – Belle Époque (1880-1916)

L'exposition est visible au musée de Montmartre à Paris jusqu'au 19 janvier 2020.

L'étude Christian-Blasi a été chargée de réaliser entièrement son design, en étroite collaboration avec le musée et ses conservateurs, Philip-Dennis Cate et Saskia Ooms.

L'exposition présente la collection privée du couple américain David E. Weisman et Jacqueline E. Michel, pour la première fois dans son intégralité.

Donnée au musée de Montmartre, cette collection unique et exceptionnelle de près de 200 pièces (dessins, peintures, aquarelles, pastels, affiches et lithographies) d’artistes tels qu’Ibels, Steinlen, Toulouse-Lautrec, Anquetin, Grasset, Rivière, ou Chéret, invite les visiteurs à s'immerger dans l'univers éclectique de Montmartre, symbole par excellence de cette période avant-gardiste.

25.04.2019 — Inauguration de l’exposition « Opéra, passion, pouvoir et politique » au CaixaForum de Madrid

L’opéra combine toutes les disciplines de l’art en créant un langage universel capable de définir les villes d’un point de vue émotionnel, culturel, politique, social et économique. La fondation bancaire "la Caixa" a de nouveau fait appel au studio Cristià pour la direction artistique, la conception des espaces d’exposition et le graphisme. Un voyage à travers huit inaugurations dans les plus grands théâtres européens, afin de comprendre le contexte historique propre à chaque opéra, et sa relation avec la ville. Nous vous proposerons de plus amples informations à ce sujet, très bientôt, sur notre site web.

14.10.2018 — Toulouse-Lautrec et l'esprit de Montmartre

Nous terminons actuellement ce nouveau projet, conçu par le studio Ignasi Cristià.

À travers des peintures, des dessins, des affiches et des illustrations, « Toulouse-Lautrec et l’esprit de Montmartre » montre la production de cet artiste et d’autres créateurs de l’époque à Paris, à la fin du xixe siècle.

Ouverture : le 18 octobre 2018. Caixaforum Barcelone.

27.09.2018 — Transgressions au féminin, de part et d’autre de l’océan

Les expositions les plus petites servent parfois à comprendre les grandes histoires. Nous avons conçu l’exposition et l’image graphique de « Transgressions au féminin», les histoires de 16 femmes d’ici et de l’autre côté de l’Atlantique qui ont marqué le chemin des revendications pour l’égalité des droits humains. Vous pouvez la voir au Mémorial démocratique de Barcelone jusqu’en décembre 2018. Au printemps, l’exposition se rendra en Uruguay.

04.09.2018 — La crèche du Musée national de la Sculpture de Valladolid, troisième monument de Valladolid que les touristes apprécient le plus

La nouvelle salle de la « Crèche napolitaine » du Musée national de la sculpture de Valladolid, dont la rénovation a été conçue dans notre atelier, est le troisième monument le plus apprécié des touristes qui se sont rendus à Valladolid cette année. Le moteur de recherche d’un site web de recommandations touristiques a été utilisé pour d’élaborer ce classement, combiné avec un mécanisme de compensation relatif au faible nombre de votes reçus par certains des monuments et lieux figurant dans cette liste.

19.07.2018 — « Walt Disney. L’art de raconter » est maintenant ouverte au CaixaForum de Madrid

L’exposition « Walt Disney. L’art de raconter » est à présent ouverte au CaixaForum de Madrid. Un parcours retraçant 80 ans d’histoire des studios Walt Disney, qui accorde une attention toute particulière à ces légendes transmises oralement qui ont inspiré des histoires très connues telles que Les trois petits cochons, Blanche-Neige et les sept nains, La petite sirène, Hercule ou Frozen. Madrid constitue la nouvelle étape de cette exposition, après sa présentation à Séville et à Barcelone, où elle a reçu près de 400 000 visiteurs. Au CaixaForum de Madrid, l’exposition explore de nouvelles configurations spatiales qui la distinguent des lieux précédents. Les différentes salles lui confèrent une profondeur remarquable, où sont mis à profit les reflets des miroirs du château du conte de fées. Elle se présente ainsi au visiteur comme un labyrinthe, le labyrinthe narratif des souvenirs entremêlés de notre enfance.

03.07.2018 — « Gaudí et la Sagrada Familia », à Saint-Jacques de Compostelle

L’exposition itinérante « Gaudí et la Sagrada Família. Une expérience intérieure » est ouverte aux visiteurs jusqu’au 30 septembre à l’espace culturel du monastère de San Martín Pinario à Saint-Jacques de Compostelle, après son passage à Saragosse et Astorga où elle a déjà reçu 23.000 visiteurs, qui ont pu se plonger dans l’univers symboliste et l’imagination de Gaudí. L’exposition est divisée en trois parties, qui évoquent d’abord l’inspiration de Gaudí dans les formes de la nature, puis sa pensée et sa façon de faire converger l’art, la science et la spiritualité, et enfin, le bâtiment et les sentiments qu’il provoque chez les visiteurs au travers de leurs témoignages.

27.06.2018 — Le musée des « tours humaines » de Catalogne entre dans sa phase finale

La mairie de Valls (Tarragone) a récemment approuvé le projet du musée casteller de Catalogne, et a publié un appel d’offres pour les travaux de réalisation de la muséographie. Cette exposition divisée en trois parties utilise le cercle comme forme géométrique pour symboliser les tours humaines. Le projet utilise une technologie de dernière génération, comme des installations audiovisuelles et sonores, et une grande sculpture mécanique avec des projections à 360º. Tous ces moyens ont été déployés pour faire vivre aux visiteurs l’expérience spectaculaire que signifie la participation à un castell.

Vous pouvez consulter l'ensemble du projet dans notre site Web et pour en savoir plus sur ce processus dans cet article.

09.06.2018 — Mélodies célèbres de la musique, l’opérette et l’opéra

Il arrive parfois que vous receviez un appel agréable d’un ami qui a besoin d’un coup de main, et que cela devienne le prétexte idéal pour se revoir et partager les expériences les plus récentes.

Krastin Nastev, brillant musicien installé il a peu à Basel, possède une solide trajectoire en qualité de chef d’orchestre. Il a été invité à diriger des concerts dans toute l’Europe et il a récemment dirigé l’orchestre et le chœur de la Radio nationale bulgare.

J’ai eu la chance de connaître Krastin Nastev comme chanteur, sous sa direction. Cette fois-ci, j’ai pu me rendre à Schopfheim / Fahrnau (Allemagne) où j’ai interprété deux morceaux en tant que soliste, et où j’ai apporté mon soutien aux voix de ténor de sa chorale.

Chanter sous la direction d’un chef d’orchestre tel que Krastin Nastev, c’est comme marcher sur une corde raide et savoir que vous ne tomberez jamais, car il vous guide et marque les équilibres : il possède le don de communiquer par le geste, par le regard et par le mouvement de tout son corps.

Avoir ainsi pu me glisser à nouveau dans la peau d’un chanteur d’opéra m’a permis de mieux comprendre les secrets d’un métier si complexe, si délicat et absolument merveilleux. Cette aventure, certainement très utile pour de nouveaux défis et de futurs projets, est pour moi un vrai cadeau, qui enrichit mon travail en tant que professionnel du monde de la muséographie et de la dramaturgie.

Un grand merci, Krastin Nastev pour ces retrouvailles sur scène ! Grâce à vous, j’ai pu rencontrer la soprano Svetlana Doneva. Son regard transparent vous traverse et vous laisse entrevoir son âme d’artiste ; sa voix s’étend dans toute la salle en donnant vie à la musique et, en un instant, une émouvante poésie s’empare du public.

Article dans le Badische Zeitung journal

Article dans le Verlaghaus–Jaumann journal

26.04.2018 — Exposition « La prison modèle nous parle ». Ouverture en 2017

« La prison modèle nous parle » est une exposition temporaire située à l’intérieur de la prison modèle de Barcelone. Elle a eu lieu juste avant que le bâtiment ne reçoive la qualification de monument du patrimoine, et au cours de ses dernières journées en tant que pénitencier. Une initiative unique en son genre menée à la demande du département de la justice du gouvernement catalan, dirigé par « l’honorable » Carles Mundó. En plus du projet de l’exposition, nous avons conçu et écrit le déroulé de la cérémonie d’ouverture, et avons également produit les éléments audiovisuels qui ont accompagné les allocutions des membres du gouvernement catalan. Nous tenons à partager avec vous la vidéo la plus spectaculaire qui, au vu de la situation politique actuelle, acquiert une dimension toute spéciale.

26.04.2018 — Antonio López au Palau de la Música Catalana

Voilà six ans que la Fondation Orfeó Català - Palau de la Música Catalana organise des expositions d’art plastique, où on été présentées des œuvres d’artistes comme Bill Viola, Louise Bourgeois, Perejaume, Antoni Tàpies ou Joan Miró. Cette année, la Fondation a invité Antonio López, et l’exposition présente douze de ses œuvres dans la salle Lluís Millet. Parmi elles, on trouve ses sculptures Hombre y Mujer [Homme et Femme], et le tableau La cena [Le dîner]. Notre travail a consisté à créer un espace neutre à l’intérieur de la salle Art nouveau, afin de pouvoir bien apprécier les œuvres. La sculpture Carmen dormida [Carmen endormie], inspirée par la petite-fille de l’artiste, a été placé à l’extérieur, devant le bâtiment conçu par l’architecte catalan Lluís Domènech i Montaner. L’exposition sera ouverte au public jusqu’au 24 juin ; une occasion unique d’admirer l’œuvre de López à Barcelone. Ne la manquez pas !

22.03.2018 — « Walt Disney. L’art de raconter des histoires » ouvre demain

Du 23 mars au 24 juin, vous pourrez visiter l’exposition « Walt Disney. L’art de raconter des histoires » au CaixaForum de Barcelone. Nous y avons recréé les célèbres studios d’animation de Walt Disney à Los Angeles, pour voyager aux origines de ses films, tout en relisant les contes et légendes qui ont inspiré ses histoires. Ne manquez pas cette aventure à travers des forêts magiques et des châteaux enchantés. 

12.03.2018 — Exposition sur la fête du dimanche des Rameaux et la tradition des feuilles de palmier.

Nous venons de terminer notre dernier projet à la Sagrada Familia. Il s’agit d’une exposition qui clôt le parcours thématique consacré aux symboles liés à la semaine de Pâques, à l’intérieur du bâtiment conçu par Antoni Gaudí. Elle passe en revue la tradition populaire des feuilles de palmier, lors du dimanche des Rameaux. Elle a été organisée dans le cadre d’un atelier de tressage traditionnel de palmes, en veillant surtout à ne pas gêner l’espace où se dérouleront ces activités. Pour ce faire, les trois chapelles latérales ont été mises à profit, ainsi qu’un caisson lumineux sur lequel seront tendues les toiles imprimées. Le réalisateur et scénariste Iago Blasi a été désigné comme responsable des contenus, structurés en une introduction de bienvenue et trois sections concernant l’histoire de la tradition des rameaux.

02.03.2018 — Espace de recréation historique du pavillon Saint-Raphaël à l’hôpital de la Sainte-Croix et de Saint-Paul

Dans l’espace de recréation historique du pavillon Saint-Raphaël, les travaux se poursuivent. En attendant les travaux de restauration, nous avons reproduit avec une rigueur historique les carreaux du mur du fond, en utilisant des outils scénographiques comme dans le reste de l’exposition, afin d’aider les visiteurs à mieux comprendre le bâtiment.

Cette reconstitution permet au visiteur d’admirer l’état original des pavillons quand ils accueillaient des patients. À l’aide de documents photographiques d’époque, nous avons reproduit les lits et le salon. Le parcours comprend une série de panneaux qui racontent l’histoire de l’hôpital de la Sainte-Croix et de Saint-Paul.

L’exposition est déjà ouverte à la visite, mais le travail n’est pas entièrement terminé. Dans les mois prochains, une nouvelle section sera ajoutée où seront exposés toutes sortes d’objets et d’appareils liés à l’histoire de la médecine. Une fois le projet achevé, nous publierons toutes les informations sur notre site web.

Pavillon Saint Raphaël

20.02.2018 — « Gaudí et la Sagrada Família. Expérience intérieure » l'exposition est désormais ouverte au public à Astorga.

L’exposition itinérante « Gaudí et la Sagrada Familia. Une expérience intérieure » est désormais ouverte aux visiteurs à Astorga. Après avoir commencé son itinérance au musée Alma Mater à Saragosse, où elle a reçu cinq mille visiteurs, elle sera installée jusqu’au 20 mai au palais épiscopal d’Astorga. Le bâtiment, également conçu par Antoni Gaudí, est l’une des rares œuvres que le célèbre architecte a construites en dehors de la Catalogne.

L’exposition nous fait découvrir l’histoire de la basilique, nous ouvre ses portes et nous invite à visiter ce bâtiment emblématique de l’Art nouveau catalan. Elle est divisée en trois actes qui nous transportent, à la manière d’un grand opéra, dans l’esprit complexe de Gaudí ; une combinaison d’art, d’ingénierie et de spiritualité.

Après le 20 mai, l’exposition reprendra sa tournée dans plusieurs villes espagnoles.

Astorga

01.01.2018 — Présentation de notre nouveau site web

Après quelques mois de déconnexion numérique, nous sommes heureux de vous présenter notre nouveau site web. Nous avons consacré ce temps à nous réinventer, à repenser notre trajectoire et à fouiller dans nos archives afin de dépoussiérer tous les projets développés au cours des 25 dernières années, dans le but de les présenter correctement et de manière la plus détaillée possible. Nous tenons à remercier le studio Marnich pour la conception de ce site. Comme toujours, il a parfaitement répondu à nos besoins en termes de simplicité, de convivialité et d’élégance. Dans cet onglet, nous vous tiendrons informés de nos activités récentes et de nos projets en cours de développement. Merci à tous !